Mobilisation nationale des établissements culturels et de loisir le 1er octobre contre le passe sanitaire

Aujourd’hui, l’épidémie de Covid-19 est l’occasion pour le gouvernement de porter de nouvelles attaques aux droits des travailleur.euses qu’ils et elles soient salarié.es du secteur privé ou agent.es publics. La contrainte induite par l’instauration du passe sanitaire a généré au sein des collectifs de travail de violents clivages.

De plus, la liste des salarié.e.s et agent.e.s dorénavant soumis.e.s à la présentation d’un passe sanitaire pour avoir la permission d’aller travailler semble avoir été établie de façon très opaque et ne nous permet pas d’y déceler une véritable logique sanitaire.

De plus, dans le cadre de la dernière loi de sécurité sanitaire, depuis le 21 juillet, les établissements culturels ou de loisirs (bibliothèques, musées, Maison Pour Tous ou de quartier, théâtres…) sont particulièrement visés. Les agent.e.s sont sommé.e.s de contrôler le pass sanitaire.

L’obligation du pass sanitaire n’est pas une mesure de santé publique mais une politique coercitive, instaurant le contrôle de tous.tes par tous.tes ! Alors que 80% de la population est déjà vaccinée, le risque sanitaire, nous le combattons déjà, dans les services publics, par toutes les mesures de distanciation et en portant le masque toute la journée. Peu à peu, en limitant la liberté de mouvement des publics et en réduisant nos modes d’accueil, nous nous éloignons des missions de nos métiers.

Nous appelons l’ensemble des agent.e.s e et des personnels à refuser l’exercice de ce contrôle qui est contraire à notre mission de service public d’accueil général et qui crée une logique de surveillance sans aucun effet réel de lutte contre la pandémie

De nombreuses bibliothèques sont en grèves contre le contrôle du pass sanitaire dans leurs établissements (Brest, Lyon, Grenoble, Paris, Vizille, Caen, Toulouse…).

Les maires de Lyon et Villeurbanne ont écrit au préfet pour demander le retrait de cette mesure pour eux et plus généralement pour tous les lieux de culturels.

A partir du 1er octobre, les mesures de contrôle du pass vont s’élargir aux enfants à partir de 12 ans et 2 mois. C’est inadmissible !

L’application du pass sanitaire crée une inégalité entre les usager.e.s contraire aux principes des bibliothèques, des lieux publics de culture et de loisir qui ont vocation à accueillir tout le monde sans exception.

C’est pourquoi la Fédération SUD Collectivités Territoriales, SUD Culture et medias Solidaires appellent à élargir le mouvement et déposent des préavis de grève à compter du 01 octobre 2021. Ils concernent tous.tes les agent.es titulaires et non titulaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, ainsi que l’ensemble du personnel du ministère de la Culture et appellent à la grève pour les salarié.e.s du secteur privé.

Dans ce cadre, SUD CT et SUD Culture Solidaires revendiquent :

  • Que l’ensemble des services publics soient accessibles librement et sans condition ce qui nécessite aussi des moyens financiers, du personnel titulaires en nombre suffisants et des mesures efficaces de protection sanitaire (ventilation, masques…),
  • La suppression du pass sanitaire exigé de la part des agent.es et des personnels travaillant dans les lieux de culture et de loisirs ;
  • La suppression du contrôle du pass sanitaire par les agent.e.s et les personnels et l’arrêt de toutes les sanctions ou menaces de sanctions contre les personnels concernés,
  • La suppression du pass sanitaire notamment dans tous les lieux de culture et de loisirs.

Nous appelons l’ensemble des agent.e.s et personnels des secteurs de la culture et des loisirs à rejoindre la mobilisation générale du 5 octobre.

PASSE SANITAIRE : C’EST TOUJOURS NON !

Depuis le début de la crise sanitaire, SUD Culture Solidaires défend des mesures de prévention à la mesure du risque épidémique en réclamant notamment que toutes les mesures de protection des personnels soient prises (fourniture de masques FPP2,  aération des espaces de travail, maintien de jauges dans les espaces accueillant du public, limitation de la présence physique sur sites…). 

Plutôt que de mettre en œuvre une réelle politique de santé publique, en dotant enfin les hôpitaux des moyens nécessaires ou en rendant l’accès à la vaccination égale pour tous et toutes avec une levée des brevets, le gouvernement a opté pour une gestion sécuritaire de l’épidémie en conditionnant l’accès à de nombreux lieux à la détention d’un passe sanitaire. 

Dans la Culture, concernée depuis le 21 juillet par cette mesure, les missions des agent·es qui y travaillent s’en voient profondément bouleversées. Cette situation remet en cause le fondement de ces lieux à savoir des lieux de partage et de savoir ouvertes à toutes et tous. 

A compter du 30 août, une nouvelle mesure rentre en vigueur. Les agent·es, dont les missions d’accueil avaient déjà transformé en mission de contrôle, devront, via des habilitations souvent non choisies, contrôler leurs collègues qui sont soumis-es à l’obligation de présenter le passe sanitaire pour que ceux-ci/celles-ci puissent aller travailler. Ceci ne manquera pas d’entraîner des tensions qui vont participer à la dégradation de nos conditions de travail et à l’aggravation des risques psycho-sociaux. 

Nous estimons que le passe sanitaire constitue une réelle remise en cause du libre accès aux lieux de culture. Ces mesures vexatoires et discriminantes, source de division sociale, sont intolérables. Au-delà, il s’agit bien d’une nouvelle attaque contre les libertés fondamentales dans la suite des lois sécuritaires et contre le droit du travail avec les sanctions prévues (suspension de salaires, suspension des contrats…). 
C’est pourquoi, nous avons exigé auprès du Ministère de la Culture la fin de ce dispositif de contrôle qui fait peser la responsabilité du contrôle sur des agent.e.s dont ce n’est pas et ne devrait jamais être la mission. Demande bien évidemment refusée, tout comme a été refusée notre demande de suppression des sanctions éventuelles. 

Nous refusons cette société de contrôle vers laquelle nous sommes dirigé·es. Nous appelons donc au boycott du contrôle du passe sanitaire. Il est hors de question de devoir contrôler nos propres collègues. Nous refusons également de devoir présenter un document qui met à mal le secret médical pour accéder à nos lieux de travail ! Nous refusons que des agent-es puissent être suspendu-e-s pour défaut de présentation de ce passe sécuritaire.
Nous invitons les personnels, salarié-es à se réunir en assemblée générale pour déterminer les modalités d’action contre le passe sanitaire adaptées à chaque lieu de travail. 
Nous rappelons aussi qu’il existe des préavis de grève* pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent de marquer leur opposition voire se protéger face à ce chantage de l’emploi.

NON AU FLICAGE SUR NOS LIEUX DE TRAVAIL!

*préavis de grève pour la Fonction Publique : https://solidaires.org/Fonction-publique-Preavis-de-greve-pour-la-periode-du-1er-au-30-septembre-2021

Mobilisons nous contre le pass sanitaire et pour nos libertés !

La loi sur le pass sanitaire a été adoptée dimanche 25 juillet, elle valide une séparation insupportable de la société entre vacciné.e.s et non vacciné.e.s sous la forme d’une ségrégation qui ne dit pas son nom.

Au-delà de nos opinions sur les vaccins, Solidaires appelle à se mobiliser contre le pass sanitaire, et la ségrégation sociale et professionnelle qui va avec. Ce pass sanitaire renforcera encore le contrôle sur la population, le contrôle policier et la mise en place d’une surveillance numérique généralisée.

Les contrôles, les sanctions, les privations de libertés, ainsi que les discours moralisateurs de Macron, ouvrent grand la voie à l’idéologie autoritaire, complotiste et xénophobe de l’extrême droite. C’est inciter, informer, aller au contact direct de la population, renforcer les moyens humains et matériels de la santé, qui aurait fait avancer collectivement et en responsabilité notre société dans la lutte contre la pandémie. N’oublions pas que les gouvernements Macron au service des capitalistes et des multinationales ont supprimé des milliers de lits dans les hôpitaux depuis le début du quinquennat et compte bien continuer à en supprimer tant que nous ne nous les arrêterons pas. Ce sont ces lits qui manquent aujourd’hui face au Covid-19.

Les travailleuses-eurs dans les “établissements recevant du public” ciblés par la loi (ce qui comprend les secteurs de la santé, de la culture, une partie du commerce, etc..) et qui sont en CDI (pour la partie du secteur privé, mais aussi pour les agent-es publics) n’encourent plus le licenciement directement pour ce motif. Mais ils et elles se verront appliquer un régime où la suspension du contrat de travail et de la rémunération pourront durer tant que la vaccination n’est pas engagée, situation très rapidement intenable, qui pourra être utilisée par les employeurs pour engager une procédure de licenciement.

Les salarié-es en CDD visé-es pourraient se voir interrompre avant terme leur contrat de travail.

Ces dispositions ne sont pas acceptables car elles pousseront à la démission des salarié-es et risquent de fortement dégrader la situation sociale de milliers de travailleuses-eurs.

Cette loi est une nouvelle attaque contre le droit du travail. Les nouvelles dérogations qui y sont faites ouvrent un précédent dangereux. Elles permettent à l’employeur la possibilité de sanctions, (la suspension du contrat de travail et de la rémunération par l’employeur), pour un motif qui devrait relever du secret médical et de la compétence de la médecine du travail.

Par ailleurs certain-es salarié-es se verront confier des rôles de contrôle de pass sanitaire du public, avec toute la conflictualité et la dégradation des conditions de travail qui risquent d’en résulter.

Dans ce contexte, l’Union départementale Solidaires 31, loin des motivations de l’extrême droite, appelle le plus grand nombre à participer aux mobilisations qui refusent le pass sanitaire, contre la dégradation à venir des droits sociaux, et les contre-réformes de démantèlement de la sécurité sociale: assurance chômage et retraites.

Solidaires 31,
Le 31 Juillet 2021

UNE MOBILISATION REUSSIE QUI EN APPELLE D’AUTRES!

Nous étions plusieurs dizaines de milliers à défiler vendredi 23 avril 2021, dans toute la France contre la précarité, la réforme de l’Assurance Chômage et pour la conquête de nouveaux droits sociaux. Une belle démonstration de force en prévision d’un Premier Mai de Combat !

# plusieurs dizaines de milliers dans la rue

Malgré la pandémie et la déprime d’un temps suspendu aux dénégations sans fin du gouvernement, l’appel porté nationalement par les lieux culturels occupés, Solidaires, la CGT, Sud Culture a été entendu dans de très nombreuses villes. De Paris à Pau, de Rennes à Marseille, des collectifs de Sans-Papiers aux occupant·es des lieux de la culture, des hospitalier·ères aux collectifs de luttes, des retraité·es aux étudiant.es, toutes et tous se sont retrouvé·es dans la rue pour construire une mobilisation à l’ambiance festive et déterminée.

# et la semaine prochaine on continue

La réussite de cette première grande journée unitaire de manifestation contre la précarité doit servir de point d’appui pour un Premier Mai massif et offensif. Sud Culture appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation le Premier Mai et au-delà.

CONTRE LA CRISE SANITAIRE ET ECONOMIQUE. .PROPAGEONS LES LUTTES !.


Face aux attaques contre nos droits :
Poursuivons les occupations
Continuons à être en Colère !!!

2 Avril

Depuis le 4 Mars, le mouvement d’occupation des lieux culturels s’est amplifié, nous en sommes à une centaine aujourd’hui.

Au fil des jours et des AG, le retrait de la réforme de l’assurance chômage s’est imposé comme l’une des revendications principales, tout comme la prolongation des droits de tous et toutes les intermittent·es de l’emploi. D’autres groupes (guides conférenciers, « intermittent·es » de l’hôtellerie restauration, précaires, chômeur/ses…) se sont joints au mouvement, des pôles Emplois ont été occupés. Aujourd’hui, suite aux annonces présidentielles, certaines directions de lieux culturels occupés cherchent à utiliser la question sanitaire pour déloger les occupant·es. Des AG se tiennent partout pour décider de la poursuite des occupations. 

Mais il faut plus que jamais continuer la mobilisation pour obtenir la prolongation des droits, une meilleure indemnisation des chômeurs·ses et le retrait pur et simple de la réforme de l’assurance chômage. Cette réforme, qui nous concerne tous et toutes, est une attaque sans précédents sur nos droits et va accélérer encore la précarisation en marche, en commençant par diminuer les indemnités de plus d’un million de chômeurs·ses. 

SUD Culture Solidaires, qui participe aux occupations ou les soutient depuis le début de la lutte, appelle donc à les poursuivre, à amplifier la mobilisation en cours en participant aux Vendredi de la Colère et à en faire un vrai mouvement interprofessionnel, réunissant les travailleurs·ses de la Culture, les intermittent·es de l’emploi, les précaires, les chômeurs/ses, les salarié·es des entreprises victimes de plans sociaux et l’ensemble du monde du travail.



Comme une traînée de poudre

Communiqué de SUD Culture Solidaires
12 Mars 2021

Ce soir, 25 lieux culturels sont occupés, à Paris, Pau, Strasbourg, St Etienne, Nantes, Châteauroux, Besançon, Toulouse, Villeurbanne, Rouen, Niort, Lille, Limoges, Montpellier, Tours, Périgueux, Orléans, Angers, Marseille, Renne, La Motte-Servolex, Amiens, Ivry. Hier il y en avait 12 et il y a deux jours, à la même heure, on en comptait 4. De nombreuses assemblées générales ont lieu chaque jour.
Le gouvernement a fait des annonces aujourd’hui (notamment une rallonge budgétaire du plan de relance et l’accès aux congés maladie et maternité pour les intermittent·es) et rien n’est dit clairement ni sur la prolongation de l’année blanche ni sur un horizon et sur les conditions de réouverture des lieux. Quant à abandonner la réforme de l’assurance chômage (qui doit entrer en vigueur au 1er juillet prochain), il n’en est toujours pas question.
Il s’agit donc bien de venir d’une main poser quelques rustines tandis que de l’autre on détruit le navire. Pour rappelle, l’une des mesures les plus dévastatrices de la réforme chômage est l’augmentation de la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits. Il faudra avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 actuellement.

Nous continuons à exiger :

  • Une autre politique publique de la culture qui réponde véritablement aux préoccupations des premier.es concerné.es, travailleurs.es artistes, technicien·nes et leurs équipes.
  • Un vrai plan de relance pour financer toutes les formes de travail (créations, répétitions, ..) toutes disciplines confondues (spectacle vivant, audio-visuel, arts plastiques…) en concertation avec les salarié·es de la culture.
  • Des dispositifs d’aide à la diffusion sur tout le territoire national avec des moyens financiers et logistiques conséquents.
  • Un devoir de solidarité des entreprises du secteur, excédentaires en raison de la non activité : reversement des excédents sous la forme d’un fonds national de solidarité.
  • L’indemnisation de tou·tes les chômeurs·es et de tous les intermittent·es de l’emploi jusqu’à la reprise totale des activités augmentée d’une année sur la base d’un SMIC minimum ou du dernier salaire avec  maintien des droits sociaux (maladie, retraite, maternité, prévoyance, formation.
  • L’arrêt des exonérations et des suppressions de cotisations sociales. Ce sont des dizaines de milliards qui partent en fumée et qui affaiblissent toujours plus notre système d’assurance chômage ainsi que toutes les branches de la Sécu.
  • L’abandon des reformes chômage et retraites.

Nous soutenons les occupations des lieux culturels en cours, et appelons, avec celles et ceux qui les occupent, à amplifier la mobilisation, qu’elle se répande comme une traînée de poudre.

Tract en pdf: http://sudculture31.org/wp-content/uploads/2021/03/communiqué-12-mars-2021.pdf


Opération Hérisson
Jeudi 11 Mars à 10h30
devant le Théâtre de la Cité à Toulouse

SUD Culture 31 appelle à se joindre à l’opération hérisson pour soutenir les occupant.e.s du théâtre de l’Odéon à Paris, pour des mesures d’urgences pour les intermittent.e.s de l’emploi, pour la prolongation pour tous de l’année blanche, pour le maintien de droits pour l’accès au congés maladie et maternité et l’abandon définitif de la réforme de l’assurance chômage avec la Coordination des intermittent.e.s et précaires – Midi-Pyrénées et la CGT Spectacle.




Sauver la culture c’est d’abord sauver celles et ceux qui la font vivre

Rassemblement
place Saint Etienne à Toulouse
Jeudi 4 Mars à 14h00

à l’appel de la SNAM-CGT, SYNAVI,
SCC , SAMMIP-CGT , CGT SPECTACLE, CIP-MP, SUD Culture 31

Depuis un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous subissons toutes et tous des privations de liberté immenses, notre corps social, nos vies, nos possibilités d’existence sont directement touché·es (avec plus ou moins de violence selon la classe sociale à laquelle nous appartenons). Alors que la crise sanitaire a permis a certains groupes capitalistes d’augmenter de plus de 25% leurs richesses en un an, les plus fragiles d’entre nous sont, comme d’habitude, frappé·es de plein fouet.

Dans ce contexte, tous les espaces publics où la vie sociale, culturelle et artistique était possible ont été fermés ou fortement réduits : MJC, maisons de quartiers, cinémas, théâtres, salles des fêtes, musées, festivals, manifestations littéraires … L’éducation et les actions artistiques auprès des enfants et adultes sont de fait empêchées ou freinées au moment où, plus que jamais, chacun·e s’interroge sur la situation qu’il·le traverse, cherche à imaginer, à inventer d’autres perspectives.

C’est une véritable catastrophe sociale qui s’annonce. D’une part, un important écrémage des annexes 8 et 10 se prépare (celles et ceux n’ayant pas de droits ouverts n’ont pas pu bénéficier d’une reconduction de droits dans le cadre de l’année « blanche »). D’autre part, rien n’indique pour l’instant que ce dispositif soit reconduit en l’état. Et, parce qu’il faut le rappeler sans cesse pour que cela ne devienne pas une triste habitude, un·e intermittent.e du spectacle sur deux était déjà au Régime Général ou au RSA avant la COVID 19. Et quid de toutes celles et ceux qui n’ont aucun droits sociaux, les plasticien·nes, les auteurs, autrices, photographes,… ?

C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé « quoiqu’il en coûte », de maintenir sa « réforme » de l’assurance chômage (inscrite à l’agenda à partir du 1er avril) avec pour objectif de porter de nouveaux coups aux droits des chômeur·es et des précaires, l’une des mesures les plus dévastatrices étant l’augmentation de la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits. Il faudra avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 actuellement.

Nous ne devons pas accepter une réouverture des lieux dans de telles conditions.

Lorsque les lieux culturels seront autorisés à ouvrir après tous ces mois d’interdiction, nous savons que pour la plupart d’entre nous le redémarrage de l’activité sera périlleux. Lesquel·les d’entre nous seront en mesure d’exercer leur activité professionnelle ? Lesquel·les d’entre nous auront accès à des lieux de diffusion ? L’incertitude et l’ embouteillage des productions nous attendent.

Plus que jamais nous devons faire preuve de solidarité entre nous tout·es. Partout où cela est possible, dans les manifestations, les actions, les AG, débattons des conditions de la reprise, organisons et amplifions la mobilisation contre la réforme de l’assurance chômage. Sauver la vie culturelle dans toute sa diversité c’est d’abord sauver toutes celles et ceux qui la font vivre, la fabriquent, la construisent, la rendent possible et accessible. L’heure n’est donc plus à privilégier des politiques culturelles de prestige.

Parce qu’il y a urgence, il nous faut exiger:

  • Une autre politique publique de la culture qui réponde véritablement aux préoccupations des premier·es concerné·es, travailleur·euses artistes, technicien·nes et leurs équipes.
  • Un vrai plan de relance pour financer toutes les formes de travail (créations, répétitions, ..) toutes disciplines confondues (spectacle vivant, audiovisuel, arts plastiques…) en concertation avec les salarié·es de la culture.
  • Des dispositifs d’aide à la diffusion sans sélection par des instances intermédiaires sur tout le territoire, accessibles à toutes et tous avec des moyens financiers et logistiques conséquents
  • Un devoir de solidarité des entreprises du secteur, excédentaires en raison de la non-activité : reversement des excédents d’argent public sous la forme d’un fond national de solidarité pour la culture
  • L’indemnisation de tou.tes les chômeur·es et de tous les intermittent·es de l’emploi jusqu’à la reprise totale des activités, augmentée d’une année, sur la base d’un SMIC minimum ou du dernier salaire avec  maintien des droits sociaux (maladie, retraite, maternité, prévoyance, formation)
  • Pour notre sécurité sociale, l’abandon des reformes chômage et retraites, et l’arrêt des exonérations et des suppressions de cotisations sociales. Ce sont des dizaines de milliards qui partent en fumée et qui affaiblissent toujours plus notre système d’assurance chômage ainsi que toutes les branches de notre Sécurité Sociale.

Défendre aux côtés de Mix’art les libertés démocratiques et associatives Samedi 6 mars à 13H30 place Arnaud Bernard, Toulouse

Manifestation pour la réouverture des lieux culturels – Samedi 6 mars à 10H0 place Jean Jaurès, Saint Gaudens

 
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 

des travailleuses et des travailleurs des arts & de la culture (Artistes et technicien·ne·s, salarié·e·s intermittent·e·s ou permanent·e·s du spectacle vivantet de l’audio-visuel, artistes plasticien·ne·s,.. ) 

Mercredi 24 février 2021 à 13h30, au Hangar, 8 rue de Bagnolet – Toulouse 

Inscription à l’AG: https://framaforms.org/inscription-ag-cip-mp-24-fevrier…
Lien Zoom pour suivre à distance: https://us02web.zoom.us/j/86890733496 – ID de réunion : 868 9073 3496

Menace sur les Annexes 8 et 10 pour les intermittent·e·s du spectacle

  • Refus du gouvernement quand au retour de l’annexe 4 pour les intermittent·e·s de l’emploi
  • 2ème volet de la réforme d’assurance chômage au 1er avril 2021 (des millions de travailleur·e·s, déjà lourdement pénalisé·e·s par la crise actuelle, sont concerné·e·s!)
  • Mépris à l’égard des invisibles, cotisants mais qui restent sans droits et dans une grande précarité.
  • Jeunes et étudiant·e·s abandonné·e·s
    Stop au carnage anti-social!!
    Il faut nous rassembler et nous mobiliser massivement pour défendre nos droits Sociaux!
    Tous les secteurs sont touchés !! il est urgent de se battre et d’obtenir de nouveaux droits sociaux pour toutes et tous!
    Retrouvons-nous le 24 février à 13h30 pour parler de la lutte et des actions !!!

On fournit les chaises éloignées et le Gel – Ramenez votre masque !!

Formation sur l’assurance chômage

CEFI Midi-Pyrénées

Vendredi 12 Mars 2021

SUD Culture 31 et SUD Emploi organisent une journée de formation sur l’assurance chômage avec le soutien du CEFI Midi-Pyrénées.
Elle aura lieu le Vendredi 12 Mars 2021 de 9h00 à 17h00 dans les locaux de Solidaires 31, 52 rue Babinet, Toulouse

Cette journée de formation est destinée à (re)penser l’assurance-chômage comme droit du travailleur/se. Elle sera animée par des camarades de SUD Culture et SUD Emploi, les participant.e.s y parleront de l’histoire de l’assurance chômage, de l’emploi, de la nouvelle « réforme » de démantèlement de l’assurance chômage, des revendications de l’union syndicale Solidaires (en particulier du nouveau statut du travailleur/se). On interrogera la revendication du plein emploi et on réfléchira sur la manière de construire la mobilisation à venir pour contrer la nouvelle « réforme » de l’assurance chômage qui doit rentrer en application au 1er avril et dont l’objectif est de porter de nouveaux coups aux droits des chômeurs/es et des précaires.

Instructions pour poser une journée de formation syndicale https://solidaires.org/La-demande-d-une-formation-syndicale et inscription à la formation disponible sur le site internet du CEFI Solidaires:  https://solidaires.org/Les-stages#a22683

Plus d’informations et inscriptions en envoyant un mail via la page Contact du site


Rejoindre sud culture 31

Concrètement ça veut dire:
– Se réunir pour agir et défendre nos droits individuels et collectifs face aux employeurs et aux administrations telles que Pôle emploi …

– Comprendre la législation de nos métiers, partager nos expériences, sensibiliser et informer des enjeux politiques et sociaux actuels.
Lutter pour une vraie politique publique culturelle et contre les exclusions, les inégalités et les discriminations. 

– Créer et renforcer les liens avec toutes celles et ceux qui veulent en finir avec la précarité (syndiqué-es et non syndiqué-es), avec les organisations/coordinations de chômeurs-es, d’intermittents-es et de précaires et toutes les composantes du mouvement social en privilégiant l’unité d’action et l’auto-organisation.

– Organiser des mobilisations (grèves, manif, actions, occupations) contre les contre-réformes qui visent à détruire l’assurance chômage et de manière générale tous nos droits sociaux.

– S’inscrire dans le mouvement social interprofessionnel. Cela veut dire s’organiser et se battre avec les autres secteurs: défense de la sécurité sociale, du droit du travail, de l’hôpital public etc …

Nous sommes fondamentalement anticapitalistes mais en ayant conscience qu’il faut construire un projet de société alternatif à ce système sur des bases écologiques, féministes, sociales, autogestionnaires et internationalistes. L’assurance chômage et la sécurité sociale de manière générale nous semblent contenir, par exemple, des alternatives intéressantes à l’emploi et au capitalisme.
Toutes ces activités, nous les menons localement de manière autonome au sein de l’Union syndicale Solidaires 31 qui regroupe des travailleurs/ses de tous les secteurs (SUD Education, SUD Rail, SUD santé, SUD Industrie, SUD Pôle Emploi …). Nous nous organisons également avec les autres sections de SUD Culture présentes dans d’autres départements. La diversité dans nos métiers est une richesse et un atout. Aussi, nous souhaitons que chaque adhérent.e puisse apporter sa propre réflexion, enrichir le débat et participer à la transformation de la société.
Nous avons un fonctionnement horizontal sans chef.fe.s, sans hiérarchie et sans permanent.e.s syndicaux, on est ouvert.e.s aux nouvelles idées et réflexions et on croit beaucoup dans l’autogestion. On se réunit une fois par mois pour s’organiser dans les locaux de Solidaires 31 près du métro Mirail à Toulouse.

Alors si tout cela t’intéresse, tu peux nous écrire en cliquant sur Contact pour nous rejoindre ou juste pour être tenu informé.e et on te répondra (ça n’engage à rien).

Nous sommes plusieurs travailleurs-ses du secteur culturel (pour l’instant essentiellement du spectacle vivant) à s’être s’organisé, en Haute-Garonne et particulièrement à Toulouse, pour se battre et relever la tête face aux attaques des capitalistes et du gouvernement Macron contre le secteur culturel et les travailleurs-ses en général.